
…Ou autopsie d’un presque désastre
On a beau se dire que regarder des films dans une langue étrangère fait pratiquer l’écoute, vous avouerez qu’on finit toujours par avoir les yeux scotchés au texte qui défile sans vraiment réfléchir aux dialogues.
Je me suis donnée comme objectif de regarder un K-drama sans l’aide de sous-titres à la première écoute. J’ai voulu vous partager mon expérience. Moins innocemment, je me disais aussi que ce serait plus difficile d’abandonner une fois le défi annoncé ici.
1e semaine – Choix de la série
Pas facile de trouver la série qui sera à la fois passionnante, mais pas trop compliquée. Les bons acteurs ne sont pas nécessairement les plus faciles à comprendre (adieu So Ji-sub) et on se retrouve très vite avec une sélection de dramas un peu niais qu’on risque d’abandonner en cours de route. J’ai donc passé une soirée sur Viki à regarder plusieurs début de dramas. Les deux choix que j’avais en tête, dont une suggestions de Ramen-toi, se sont finalement avérés les meilleurs: Chicago Typewriter (ceux qui ont vu la série auront deviné par la photo en couverture de ce billet, qui révèle déjà mon obsession naissante) et Weightlifting Kim Bok-joo.
Préparation
J’ai d’abord voulu mettre toutes les chances de mon côté en sortant quelques mots que je risquais d’entendre dans ces séries. Le dictionnaire thématique est un excellent outil pour se préparer. J’ai aussi noté le nom des personnages principaux, que je finis toujours par oublier.
Première écoute
Je croyais que j’allais comprendre beaucoup plus à la première écoute. Il faut dire que les échanges rapides en langage informel me donnent toujours du fil à retordre et que je décroche rapidement dans les longs dialogues. J’ai par contre eu l’impression d’avoir bien suivi les deux intrigues. J’ai d’abord mis ça sur le fait que les acteurs des dramas sont très démonstratifs, mais après avoir repassé les épisodes avec les sous-titres, j’ai pu constater que peu de choses importantes m’avaient échappées. J’avais même saisi quelques blagues.
Épisodes 2-4
Encouragée, je regarde un second épisode de Chicago Typewriter le lendemain. Déprime totale. Je sentais bien qu’il se disait des trucs importants, mais je ne captais rien de rien. Très frustrant. En l’absence de sous-titres en hangul, j’ai remis les sous-titres français l’espace d’un moment, question de rattraper le fil. Je les ai finalement laissés jusqu’au bout. Cet épisode m’a vraiment frustrée. Ça me rappelle à quel point je suis loin de mes objectifs linguistiques, aussi humbles soient-ils.
Et puis bon, je me suis dit que je ne m’étais pas lancé ce défi pour me décourager. Je n’allais pas passer tous les épisodes à attendre que mon vocabulaire ne s’améliore par magie. J’ai pris la décision de regarder Typewriter avec sous-titres, mais de travailler les textes par la suite. Je garde donc Do Bok-joo pour le défi, comme je le comprends relativement bien.
J’aime beaucoup le personnage principal de Typewriter, avec son arrogance et ses habitudes d’écrivain asocial. Certaines répliques sont savoureuses et je suis contente de pouvoir les décortiquer à mon aise. Je vous parlerai un peu plus tard de mes tactiques.
En attendant, je vous laisse quelques mots récurrents que j’ai notés, si ça vous dit de tenter l’expérience.
Chicago Typewriter – Épisode 1 :
Auteur : 각가
Personnage : 주인공
Date de tombée : 마감
Roman / Fiction : 소설
Droits d’auteur : 저작권
Destin : 운명
Être obsédé : 집착하다
Vétérinaire: 수의사
[…] À l’époque où je tentais d’apprendre le coréen, je croyais que regarder des vidéos me permettrait d’atteindre une meilleure fluidité. Comme vous, je me suis pointée sur Viki et Dramacool et j’ai regardé plusieurs k-dramas avec des sous-titres en anglais. Je me revois encore essayer de recopier phonétiquement les « ottoké » et « chincha » et autres une expressions que j’entendais et que je tentais ensuite de rechercher. Des dizaines d’épisodes et de dramas plus tard, je ne progressais toujours pas. […]
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