
Est-ce que la publication d’un texte dans une langue étrangère fait partie de vos buts linguistiques cette année? Et si vous vous lanciez le défi?
Publier dans une autre langue peut représenter un objectif motivant à court et moyen terme pour les apprenants de niveau intermédiaire et avancés, mais les débutants peuvent également y trouver leur compte.
Il y a de nombreuses années, mon niveau de suédois étais assez avancé pour pouvoir écrire un court article académique. Je m’étais inspirée de mon travail de maîtrise portant sur le suédois parlé par la minorité immigrante pour m’appuyer sur une recherche solide. J’ai d’abord fait un brouillon, que j’ai corrigé plusieurs fois à l’aide de dictionnaires et d’outils de grammaire. J’ai ensuite travaillé le texte avec une tutrice dans le cadre d’un cours d’écriture suédoise, ce qui m’a permis de corriger certains mauvais plis et d’acquérir une meilleure structure. J’avais recherché les appels à soumission pour mon sujet en ligne, et j’avais fait une proposition. Le texte a été accepté et il a été publié dans la revue Swedish Press.

Voilà pour la petite histoire. Après, pas obligé de publier dans un journal pour que ça compte. Voici quelques suggestions pour vous inspirer :
- Publier un post ou un commentaire sur les réseaux sociaux, ou carrément vous créer un compte consacré à cette langue.
- Rechercher les « appels à communication » dans votre langue cible.
- S’inscrire à un concours (d’essais, de nouvelles littéraire, de textes. etc.).
- Collaborer à un blog en tant qu’invité ou démarrer son propre site.
- Écrire sur votre coin de pays dans une publication d’un pays étranger (voyage, politique, etc.).
- Proposer une collaboration spéciale dans un journal de quartier d’un pays que vous avez visité.
- (Si vous êtes de niveau académique), créer une présentation dite « poster » pour une conférence ou surveiller les appels à contribution de vos journaux et revues académiques préférés.
Ce qui m’a aidé dans mon aventure :
J’ai visé un sujet que je maîtrisais et qui me paraissait pertinent. Un article original et niché aura plus de chance d’être publié qu’un texte d’ordre trop général. Rechercher le petit « edge » qui rendra votre article unique, ce petit avantage qui vous distinguera de la concurrence.
J’ai beaucoup lu dans la langue cible, question de comprendre la structure des phrases et de noter quelques connecteurs. J’ai pris des cours de rédaction.
J’ai ciblé un média qui était cohérent avec mon niveau linguistique. Si l’on s’attaque à trop gros, on risque de perdre sa motivation, produire un texte que l’on ne maîtrise pas tout à fait, et alourdir inutilement la tâche des gens qui nous corrigeront. Dépendant de la langue que l’on vise, il existe des options pour peaufiner son style, que ce soit à travers l’étude de textes, des cours de rédaction, voire même des outils d’autocorrection (pensez à Grammarly pour l’anglais par exemple).
J’ai demandé de l’aide afin de travailler mon texte. Le but n’était pas seulement de trouver un correcteur, mais également quelqu’un qui allait m’expliquer mes erreurs et me faire progresser dans la construction de mes phrases et ma grammaire.
Gardez le texte court, ou faites-le corriger en pièces détachées, par respect pour le relecteur.
Vous trouverez sur Italki une section « Daily practice » qui vous permettra de présenter de petits textes quotidiens et de les faire corriger par des natifs. Cette option se retrouve aussi sur d’autres applications, comme Journaly, par exemple.
Si vous publiez quelque chose, laissez-nous le savoir! Bonne chance!